Quelques poésies et chansons

Certains poèmes naissent dans la douleur ou, à l'inverse, dans  la plénitude. D'autres s'invitent dans un plaisir musical né de l'harmonie des mots.

J'ai écrit plusieurs pièces musicales: pour 4 voix, dont un Ave Maria; pour  flûte ou violoncelle. Je ne me l'explique pas...
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Souvenir d'un bouquet - Un coeur déraciné  -  Initiation  -  Matin d'octobre  -  Le peintre et sa toile  -  Rive gauche  -  Nuit d'hiver  -  Mirages  -  La bougeotte des mots et des notes  -  L'onde  - Le grand bouquet  -  Le chat Charabia  -  Extrêmes  -  Douleur de l'absence  -  Horizon  -  Au bout du monde  -  Sagesse  - Immensité  -  L'eau  -  Le tango du chiffon de poussière  -  Eclaircie  -  Frémissements  -  L'or du crépuscule  -  Impatience  -  Douce douleur  -  Un jour sans  -  Quand reviendrons-nous ?  -  Musique  -  Lettre ouverte à la jalousie  -  Tu as vingt ans  -  Les fleurs blanches  -  Sur une musique de Toups  -  Laissons l'ennui  -    La petite fille



Souvenir d'un bouquet


        Velours orangé
            De l'intime douleur
              Un cri à l'unisson
                  Qui lève la poussière
                      Je donne à ma misère
                          Un regard de volcan
                              Pour engranger le monde
                                  D'un chant universel.





Un coeur déraciné


Douce mélancolie en ce premier printemps
Où j'ai vu la mésange nicher au marronnier
Quand la brume se lève au loin sur le Bugey
Découvrant l'étendue des champs fraîchement semés
Douce mélancolie et pourtant
Le bonheur sous les doigts, la terre émiettée
Le craquement du bois sous nos pas en forêt
Et la paix qui descend aux abords de l'étang
Surgi de son écrin au soleil miroitant
Douce mélancolie et pourtant
Le bouleau, généreux, répand son élixir
L'amitié alentour se boit et se respire
Mais la blessure est là saillante sous la beauté
Nous mettant à l'épreuve au risque de nous perdre
Ce coeur déraciné qui refuse qu'on l'aime
C'est un soleil voilé mais aussi notre enfant.





Initiation

Insolence agrippée à l'instant
Elan de colère mauve pour la porte qui claque
Transparente beauté où je voudrais puiser
L'eau vive du torrent qui coule dans ses veines
Elle est mon frère, ma soeur, une part de moi-même
Fragile humanité dans l'infiniment grand
Elle a pris les devants pour me montrer la route
Elle élève mon âme, elle épure l'instant
Si son corps l'accompagne, enveloppe familière
Il lutte par habitude, par instinct de survie
Elle déborde de vie, d'une vie nourricière
Qui dépasse la mort, qui dépasse la vie.





Matin d'octobre

Un givre léger sur le sol
Courbe la feuille gracile et tendre
Tandis qu'au loin en communion
Les arbres perdent jusqu'à leur nom
Enveloppés finement de brume
Que sous le pinceau ou la plume
Je ne saurais les magnifier
Tant leur mystère a de beauté.
La lumière vient, comme un cadeau
Mêlant l'orange à la rosée
Les passereaux à notre approche
Ont fui l'abri sans un reproche
J'ouvre mes pores où se répand
L'infinité du temps présent.






Le peintre et sa toile


A partager l'ennui,
On en prend pour dix ans
dit le peintre à sa toile
Alors que rien ne vient.
Arrête de penser- lui dit-elle-
Laisse aller le pinceau
Sur mes reins
Habille-moi de lumière
Des couleurs de ton cœur
Du poids de ta misère
Habille-moi de rien
De rien d'autre que toi
Là, tout nu devant moi
Je te connais si bien.







Rive gauche


Dentelle de la porte grise
Pavé mouillé
Une dernière lumière
Je viens
Le choc sourd de ton pas
Derrière la porte
Un rêve sous le bras
Partition inachevée







Nuit d'hiver


C'est une nuit
De dattes et de fruits confits.
Dans la rue
Se promènent des mendiants.
La lune a relevé le défi
De nager à contre-courant.
L'oiseau s'en mêle
Et se met à voler
A tire- d'aile.
L'enfant peint en dormant
Et le jaune du souci
Et le rouge du sang.
Il peint des grains de riz
Et voilà que son cœur se fend
En pensant aux tsunamis.
Son cœur couvert de suie
Et les mistrals gagnants ?
Il en fait un nid
Avec des œufs dedans.
Puis il attend
Le chant
Le chant d'après la pluie
Le chant du diamant.







Mirages


La ville vibre de tous ses mirages
Le beau peut se faire du souci
Savon de silicone
Caprice pour un caramel







La bougeotte des mots et des notes (chanson)


Les mots ont la bougeotte
Et au réveil
Les idées s'entrechoquent
Se bousculent dans la tête
Choc, anaphore (bis)
Rien ne peut les en empêcher
Les mots naviguent à leur gré
A leur convenance
Chacun sa chance

On peut aussi les bousculer
Pour servir de belles idées
Les mots se prêtent aux pirouettes

Charivari dans les esprits
Tohu bohu ça s'tape dessus
Les pensées cherchent en vain des mots
Pour partager leurs idéaux
Charivari dans les esprits
Tohu bohu ça s'tape dessus
Les pensées sont de fiers chevaux
Galopant par monts et par vaux.


Les notes ont la bougeotte
Et au réveil
Les harmonies se frottent
Se bousculent dans la tête
Choc métaphore (bis)
Rien ne peut les en empêcher
Finalement, elles viennent se poser
En concordance
Sans réticence
Il suffit de les écouter
Et de prendre un bout de papier
Les notes sont prêtes
A faire la fête

Charivari, ré sol la si
Tohu bohu un ton au dessus
Les notes ont mis la clé de fa
Sous la porte des toccatas
Charivari, ré sol la si
Tohu bohu, un ton au dessus
Les notes ont pris bras dessus, bras dessous
Les mots pour d autres rendez-vous

Chariva doux, tohu berceuse
Chariva danse, mon cœur se penche
Chariva blême quand mon cœur saigne
Chariva doux, je t'aime, c'est tout.







L'onde


L'onde vient à moi
Le bruit des voix s'estompe
Le rose orangé
Prend possession du ciel
Je sens à peine
Le souffle du soir
Sur mon dos nu
L'onde vient à moi

L'onde vient à moi
La nuit installe son monde
Distribue les gris
Du mauve au bleu-nuit
Je sens humide la mousse
Au pied du hêtre sombre
L'onde vient à moi

L'onde dort tranquille
La nuit a fait sa couche
La lune voilée
Court après son reflet
Je sens possible mon rêve
Ce soir
Je nais au monde
L'onde vient à moi.







Le grand bouquet (chanson)


Ces petits riens dont on profite
Morceaux d'amour, bouts de trésors
Un bel éclair quand on s'abrite
L'onde du soir scintillant d'or
O belle, ô belle
L'âme des petits riens du monde

Ces petits riens dont on profite
Morceaux de rêves, joies métissées
Une lumière qui nous habite
Sans prévenir un soir d'été
O belle, ô belle
L'âme des petits riens du monde

Ces grands remous qui nous visitent
Sans qu'on les y ait invités
Lames de fond qui trouvent vite
Le chemin pour nous déchirer
Rebelle, rebelle
L'âme des grands tourments du monde

Ces grands silences qui ressuscitent
Des images qu'on veut oublier
Comme le lierre qui parasite
Le chêne qui cherche à s'élever
Rebelle, rebelle
L'âme des grands tourments du monde

Ces riens, ces tout qui nous agitent
Qu'on soit d'Afrique ou du Tibet
Le lumineux ou l'anthracite
Font de nos vies un grand bouquet

O belle rebelle
O belle rebelle
L'âme des riens
L'âme des tout
L'âme de nous 
                               






Le chat Charabia (chanson)


Refrain :
J'attends ta visite à partir de midi
Petit chat gris de tout le monde
Je t'appelle Charabia
Sans trop savoir pourquoi.

1- Je pose ta tasse
Au bord de la fenêtre
Pleine de ces petits éclats
Qui craquent sous tes dents

2- Tu passes un moment
A lécher tes babines
A lisser le poil déjà doux
De ta robe féline

3- Et puis, tu t'élances
Emportant ton mystère
Tu disparais derrière la haie
Je ferme la fenêtre

J'attends ta visite à partir de midi
Petit chat gris de tout le monde
Je t'appelle Charabia
Sans trop savoir pourquoi
Charabia, Charabia
Je t'appelle Charabia
Sans trop savoir pourquoi
Charabia, Charabia…….dis, tu reviens demain ?







Extrêmes


Derrière le rideau
Le torrent du délire
Charme l'indifférence
En vain

La douleur altière
Epuise le silence
D'un abri possible
Cruelle

La chaleur du portail
Oblige à croire
Au miel
Douceur

Dormir sous le soleil
Mourir en musique
Aimer à l'infini
Céleste







Douleur de l'absence


La rumeur subtile
Des lames qui se brisent
Colore la pâleur
De mes songes
Mon chagrin silencieux
Revêt une douceur
Ou le sourire se fige
Que dire de ton absence ?







Horizon


A l'horizon de vanité
Le chemin silencieux
Livre son sortilège
A l'ennui du paraître
Le corps est habité
D'alibis volatiles







Au bout du monde


Le rugissement des vagues
Assourdit le vide de l'absence
Je ne veux pas
M'abandonner au sable
Turquoise, émeraude, carmine
La vague caresse les courbes
Du sable, des dunes
Le roc résiste et bloque
L'ardeur marine
Mosaïque dans le sable
Que laissent les coquillages
Au retir de la mer
Soupirs des pélicans
Joyau, scintillement de la roche
Assaillie par la fougue océane
Ecume rugissante
Secret du lointain
Du fond marin, du large
Et toi, au bout du monde
Le cœur qui cogne
Pour se faire entendre
Dans le vacarme du vent, des vagues







Sagesse


Sagesse lumineuse
De l'instant pur
Qui dépasse et fascine
Arôme bleu-mauve
Là, les vagues se pressent
Ici, l'ombre s'étire
Sous les bruits familiers







Lettre ouverte à la jalousie


Tu me poursuis
Tu t'insinues dans chacun de mes pores
A faire gonfler mon doute
Tu viens sans prévenir
Au hasard d'un regard ou d'un geste
Foudroyante
Me laissant muette
A ne savoir que dire
M'obligeant au silence
Alors que brûle sur mes lèvres
La question à poser
Tu me rends bête
Méchante et sans nuances
Tu me tortures
Je te repousse
Tu combats ma raison
Tu veux séduire mon cœur
Y prendre toute la place
Et chasser mon amour
Eloigne toi
Prends du repos
Que je respire
Rends moi le rire
Que tu m'as pris 

Et si je t'apprivoisais ?
Je saurais être douce
Apaiser tes assauts
Raconte moi ton histoire
D'où es-tu née ?
De mon doute ?
D'un amour trop petit ?

Continue
Je commence à t'aimer
Après
Je te dirai
Pourquoi je l'aime
L'envie que j'ai de lui

Si nous rêvions ensemble ?







Tu as vingt ans (à Marie)


Tu as vingt ans
Si je devais donner
A chacune des années
Que nous avons passées  ensemble
Un nom, un seul
Un mot qui te ressemble
Je ne le pourrais pas
J'y mettrais des couleurs
Un brin de mélodie
Je voudrais l'habiller
De toute ta fantaisie
C'est un nom qui rirait
Qui tremblerait de joie
C'est un nom qui serait
Follement doux comme toi

Tu as vingt ans
Si je devais conter
Notre complicité
Tous les instants passés
A rire de nos grimaces
Avec Zou dans la glace
Je ne le pourrais pas
Je tairais tes mimiques
Et la tendresse qui passe
De ces instants magiques
C'est beau la joie qui passe

Tu as vingt ans
Si je pouvais sécher
Tes larmes de souffrance
A regarder filer
Le bateau de l'enfance
Je le ferais cent fois
Nous resterions à quai
Et je verrais grandir
Mi-larme, mi-sourire
La femme après la fille

Tu as vingt ans
Je me suis éloignée
Te laissant face à toi
Tu as vingt ans
Il est temps
Vois comme tu es belle
Au dedans
Si le soleil est bas
Demain il renaîtra
Au bout de la passerelle
Le bonheur sera là.







Sur une musique de Toups


Partout
Vent et averses
Pluie, coups de bambou
A la renverse
On vit sans dessus-dessous
Ca blesse, bouleverse
Le monde céleste
Je marche en sens inverse
A genoux
Je sens ma terre
Des cailloux caresse
La mousse épaisse
C'est fou
Comme la sagesse
Se fout
Des largesses
De l'or
Du joug des richesses
C'est fou
Comme elle s'en fout
Et nous
Que faisons-nous de nous ?
Et nous
Que faisons-nous de nous ?







Le tango du chiffon de poussière (chanson)


Les notes du piano
Rigolent en cascade
Sous le chiffon de poussière
Elles charment
Et tutoient les mains fines
De la ménagère

Les notes du piano
Chantent la sérénade
Sous le chiffon de poussière
Réveillent
La maison délaissée
Depuis le matin même

Les notes invitent à la danse
Enlacent les hanches
De celle qui se rebelle
Et le tango s'emballe
Il déploie la grand-voile
Et se laisse emporter
Par un vent de gaîté
Il emporte la belle
Ils dansent en cadence
Le tango ensorcelle celle qui
N'est déjà plus la même

Les notes du piano
Ont fait sortir des cadres
Les aïeux, les grands-mères
Tout valse
Des théières en argent
Aux roses
En pâte de verre

Les notes du piano
Font jaillir des placards
Les brocards, les dentelles
Habillent
Les danseurs du tango
Qui glissent sur la pierre

Les notes invitent à la danse
Enlacent les hanches
De celle qui se rebelle
Et le tango s'emballe
Il déploie la grand-voile
Et se laisse emporter
Par un vent de gaîté
Il emporte la belle
Ils dansent en cadence
Le tango ensorcelle celle qui
N'est déjà plus la même

Les notes du piano
Lèvent avec insolence
Les non-dits, les mystères
Rattrapent le temps perdu à faire
Semblant
D'être sincères
Les notes du piano
Chahutent avec malice
Les aïeux, les grands-mères
Emmènent
Deux par deux enlacés
Ces couples éphémères

Les notes invitent à la danse
Enlacent les hanches
De celle qui se rebelle
Et le tango s'emballe
Il déploie la grand-voile
Et se laisse emporter
Par un vent de gaîté
Il emporte la belle
Ils dansent en cadence
Le tango ensorcelle celle qui
Ne sera jamais plus la même







Eclaircie


L'éclaircie glisse sur le rocher
Mes pensées fugitives
Discourent avec l'écume
Rien n'est besoin de dire
Nos souffles en concordance
Tendent vers l'infini

     





Frémissements


Frémissement carminé
Du mystère fragile
Bel adieu de l'ami
Au bouclier ardent
Couleur perlée des vagues
Qui abandonnent au sable
Leur image éphémère
A nos yeux ébahis
Le silence gémit.







L'or du crépuscule


L'or du crépuscule
Accroche à la cimaise
Du jour
Un moment de lumière
Unique
La saveur du printemps
Amenuise la douleur







Impatience


L'impatience
A cerné l'habitude
Remplis mon cœur
De rumeurs océanes
A l'orée du désir
Sème la sagesse
J'aime ce nom,
Gabriel
Un morceau de désir
Cajole ma paresse
Je veux boire à la source







Douce douleur


Douce douleur
Nous berce
Sans bruit
Coulent les larmes
Le jour vient

Si le souffle
S'apaise
Sans feu
Monte la flamme
Le jour va







Ardoise à l' amanecère
Turquoise quand le vent se lève
La mer….







Un jour sans…


Hachures de diamant
Dans mon refuge
Ecriture
Eclaboussures d'acier
Des pinceaux frémissants
Le sommeil en coupures
Un jour sans…







Quand reviendrons-nous ?


Avancée des nuages
Qui balaient l'onde
De nacre orangée
Permanence turquoise
Du rouleau qui se gonfle
Bouillonnement de l'écume
Impassibles rochers
L'eucalyptus à l'affût
Du moindre souffle
Converse avec les vagues
A l'infini
Dîtes,
Quand reviendrons-nous ?







Musique


Les yeux mi-clos
Je hume
La paix de l'onde

Le temps égrène
En goutte à goutte
Des larmes de bonté
Tableau au crépuscule
D'un cheval rassemblé

Le sourire de Dieu
Murmure à nos oreilles
Et berce d'éternité
Ce jour nouveau

Je respire l'esquisse
Du parfum immobile
La beauté jaillit
A l'écho du frisson

Le ventre retient un cri
De lumière
Des serres de joie emportent
Mon âme légère

La libellule tressaille
Au chant du violoncelle
Et donne un piano
Tandis que vibrent
Entre grave et tendre
Tes doigts crescendo







Les fleurs blanches  (à Maman)


Les fleurs blanches te vont bien
Est-ce à cause du prénom
Que tu portes si bien
Ou du goût que tu as
Pour la magie de celles
Qui sont seules à fleurir
Aux jours froids de Noël ?

Les fleurs blanches te vont bien
Majestueuses et douces
Raffinées à souhait
Elles s'offrent en bouquet
Ou tout à leur secret
Elles gardent sur la mousse
Le mystère des forêts

Les fleurs blanches te vont bien
Mais tu les aimes toutes
Sauvages et odorantes
Les fleurs du bord de route
Ou celles de nos jardins
Tu sais les arranger
Prenant soin de chacune

Mais avant que quelqu'une
Ne vienne à se faner
Garde toujours l'envie
De l'immortaliser
Sous le pinceau ou l'une
De tes craies colorées.







Laissons  l'ennui (chanson)


Laissons l'ennui vivre sa vie
Avant que ne tombe
Sur nous la pluie
Avant que le sable
Enfouisse ces jours d'orage
Laissons l'ennui à tous ceux qui
Egrènent des jours
Egrènent des nuits trop sages

Laissons le feu gagner un peu
Avant qu'on devienne
Trop silencieux
Avant que nos phrases
Ne livrent plus leur message
Laissons le feu des amoureux
Envahir nos cœurs
Et colorer nos visages

Laissons la vie sortir son cri
Avant qu'elle nous mène
Au fond du puits
Nous n'avons pas l'âge
De tourner la dernière page
Laissons la vie crever d'envies
Bousculer nos cœurs
En abordant nos rivages

Si nous laissions, si nous partions
Si nous cueillions, si nous valsions
Si nous chantions le pouls du monde
Nos cœurs battraient tous en même temps

Laissons l'ennui vivre sa vie
Avant que ne tombe sur nous la pluie
Avant que le sable
Enfouisse tous nos mirages
Laissons l'ennui à tous ceux qui
Egrènent des jours
Egrènent des nuits trop sages
Laissons l'ennui vivre sa vie (bis)


                 




La petite fille (chanson pour Laura)


Elle regardait le papillon
Ses yeux racontaient des histoires
Elle dessinait de beaux cocons
Sur de simples papiers buvard

Elle avait mis sa robe rose
Un ruban dans ses boucles blondes
Rêveuse devant le laurier rose
Elle regardait le papillon

Elle vivait au pays des contes
Du petit ours qui court partout
De maman qui gentiment gronde
Ne t 'éloignes pas trop de nous

Elle voulait que l'ourson se sauve
Que son papa soit très inquiet
Qu'il coure partout pour le chercher
Et que dans ses bras l'ourson saute

Elle regardait le papillon
Ses yeux racontaient des histoires
Elle coloriait de beaux ballons
Elle n'aimait pas les crayons noirs

Elle avait mis sa robe rose
Un ruban dans ses boucles blondes
Rêveuse devant le laurier rose
Elle regardait le papillon

Elle regardait le papillon
Qui s'est posé sur le ballon
Que tirait le gentil ourson
Papillon rond, ballon qui vole
Et l'ours en tête qui …….caracole.